Maritime nostalgie

d’Emil Gut, peintures à l’huile et autres techniques

Du 26 mai au 23 juin 2018

Hisser les voiles

Enfant, Emil Gut ne rêvait que de voiliers, cargos, caravelles, bateaux à aubes et à vapeurs. Il passait des heures à réaliser de fragiles maquettes miniatures qu’il massacrait ensuite en les peignant avec un grossier pinceau tout ébouriffé. Depuis beaucoup d’eau a passé sous les ponts.

Aujourd’hui c’est muni d’un pinceau ultra fin que le peintre zurichois réalise des huiles qui vous invitent à prendre la mer ou plutôt le large, à s’échapper, à quitter sans se retourner comme les marins du Xvème qui s’aventuraient vers des terres lointaines. Car ces tableaux-là proposent de remonter le temps vers l’âge d’or de la navigation maritime quand la Compagnie générale transatlantique, la Transat, ou French Line, scillonnait l’Atlantique du Nord avec de prestigieux paquebots tels que le Paris, l’Île-de-France ou le Normandie faisant rayonner un art de vivre à la française.

Passion maritime

Emil s’inspire d’anciennes photographies. Il ressuscite ainsi le SS Cloncurry ou le SS Imperator en les transposant dans une mer bleue pour l’éternité. Respectant scrupuleusement ses modèles d’inspiration, les tableaux fourmillent de mille détails. En vrai passionné, le peintre contrôle la véracité des éléments jusqu’au drapeau hissé à tribord en guise de coutoisie aux couleurs du pays d’accostage.

Prendre le large

Emil ne fait pas semblant. Il a gardé intact sa jubilation de petit garçon. Sa projection est si sincère qu’il parvient dans sa peinture à parfaitement nous transposer: on entend crier les mouettes, on sent les embruns et le tangage de l’embarcation. On respire l’air du large à plein poumon. Les peintures d’Emil nous entraînent dans leur sillage délicieusement nostalgique et salé.